Les travaux.

Etat des lieux.

 

 

Comme un objet.

 

Au début de mon expérience avec la peinture il me fallait résoudre les premiers problèmes techniques et mécanique que demandait la notion du métier.

Ensuite, des nouvelles questions sont arrivées au sujet de cette activité mais également à celui de l’acte lui-même. Des recherches se sont mises en place afin de préciser le sens de ce qui est fait, puis la re-construction d’une démarche. Je recommence.

 

Retourner vers ce qui m’attire plutôt que de chercher ce que je ne vois pas.

 

Un pas et puis un autre, avec encore la volonté et la dure inpression d'apprendre à marcher encore une fois et qui devient nécessaire pour voir ce qui se passe un peu plus loin.

 

J’ai ensuite remarqué que l’espace où devait se déposer le travail ou l'objet, une attitude avait une forte influence sur  cette expérience et moi-même, que suivant le lieu ou la disposition des travaux exposés, la lecture pouvait prendre une autre allure et préciser, ré-inventer l'exercice, ou alors la desservir.

 

Parallèlement j’en reviens toujours à faire des peintures, dessins, photos ou objets comme un inventaire, un échantillonnage. La proximité de l’un à l’autre se fait sentir de plus en plus, un nouveau processus se met en place.

 

Petit à petit j'en viens à faire l'expérience avec la notion du multiple pour découvrir une foule de nouvelles possibilités, tant à propos de l’organisation du contenu que par les représentations d’ensembles qui se projettent.

La peinture devient alors un objet qui est la trace d’un chantier à venir, transformable et évolutif. Je me dis alors que de poser une trace sur un support deviendrait une suite pour ensuite se former encore.

 

Dans l’acte de peindre, avec le besoin d’aller vite, je me suis parfois mis en place un comportement en mettant en oeuvre un travail à la chaine, un travail (je n'aime pas le mot) ou les tâches peuvent aller successivement sur les divers supports jusqu’à décharge de l'outil (pinceau, brosse éponge...), reprendre au début et ainsi de suite.

De là revient encore une fois l’apprentissage de l’assouplissement musculaire vers l’appréhension d’un nouvel académisme avant de recréer l’acte d’improvisation mécanique.

De ce fait je remarque que la vivacité se transmet d’un tableau à l’autre, la couleur peut s’ harmoniser, car même la charge l’outil peut servir à maintes reprises sur les divers supports . Le travail se met à s’ouvrir dans d'autres directions, une cohésion se tisse  peu à peu.

Vient ensuite la phase du montage qui fait partie intégrante, car c’est une autre composition non figée, moins autoritaire avec une ouverture choisie suivant le lieu, le travail en lui-même ou les deux.

Poser une chose au mur est un acte, un acte pictural ou autre mais conscient de déposer une tache qui doit se composer et exister le plus convenablement possible dans un espace.

 

 

Frontalité.

 

Le support pour le dessin, la photo, la peinture… comporte physiquement deux dimensions en général,
Hauteur et largeur, si je considère que je n’exploite pas la petite épaisseur des champs de la toile ou alors peinte comme le motif pour la dé-matérialiser, ou encore laissée blanche avec les clous ou une couleur pour questionner...

Cette idée m’intéresse et je décide d’utiliser cette notion. Le fait d’utiliser le multi format me donne déjà matière à faire valoir un espace à deux dimensions qui se découpe sur un autre plan.
Dans le contenu du tableau se trouve souvent des motifs avec l’illusion de trois dimensions, mais avec une faible profondeur, souvent vues de face ou de dessus comme pour les Dummy’s ou le Titanic.


Pour les Paysages camouflage c’est la tache qui plaque le motif pour mettre de la frontalité.

Ce qui importe dans ces moments, c'est la volonté d'animer un espace.

 

 

 

 

 

 

                                            

 

 

 

 

 

 

Titanic. (Fais-le toi-même).

 

 L'idée du Titanic m'est venue en me promenant dans un magasin de jouets.


Je suis tombé sur cette maquette à monter soi-même.
À l'intérieur de cette boîte se trouvent des plaques avec des pièces à assembler (les grappes).


Les peintures se sont inspirées de ces grappes pour fabriquer un montage de 24 pièces en noir et blanc puisque la maquette n'est pas encore ne peinte ni montée.


L'ennui surgissant parfois, l'inspiration une autrefois, les peintures dérivent vers un autre langage qui se fait par lui-même.

 

 
Paysage
camouflage.
 
Voir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dummy company.

 

Le titre a été trouvé après la fabrication des peintures. Je cherchais une traduction en anglais  du mot poupée sur le net, puis, je me suis laissé emporter par les propositions de déclinaisons. J'ai donc trouvé :

 

Dummy company = société fictive.

 

Ce terme m'est apparu tout à fait approprié puisque les motifs utilisés pour composer les peintures sont des petits jouets trouvés dans une boutique spécialisée dans les maquettes de train.

Il n'y a pas de fond, si, un gris assez neutre pour ne pas situer la scène et travailler la couleur, la forme et la lumière.

Les scènes sont représentées de manière frontale, mais vues de dessus.

 

Colonnes Trajanes.

 

Les colonnes trajanes de Rome m'ont un jour quéstionnées lors d'une visite Romaine, je ne sais trop pourquoi.

 

et puis une autre fois j'ai assemblé cette société absurde de cette manière qui m'a fait repenser à ces superbes colonnes.

 

L'installation se fait sur le même principe que pour "les Camouflages" et les autres.

Une série s'est déjà vue se combiner avec une autre, et autrement aussi.

Les travaux.

 

 

 

Paysage camouflage.

 

Le point de départ est venu de la couleur de camouflage qui imite la nature pour se fondre à l'aperçu, là c'est le paysage qui se camoufle de sa propre peau.

 

Il est aussi appelé "Jungle" (il faut le dire à l'Anglaise) à cause de sa ou ses compositions qui rendent l'ensemble un peu chaotique dans la lecture.

 

On retrouve dans ces motifs des architectures, mais vides. On trouve aussi une visite de la peinture de paysage comme avec Monet et ses meules, Seurat re-visité par G. Richter puis revu par le camouflage...

 

L'ordre et l'architecture d'accrochage est aléatoire, c'est une manière de laisser le travail en suspension provisoire.  En fonction du jour et de la lecture du lieu où il doit être déposé.

 

 
Dummy company.
 
Voir.

 

 

© Fabrice Violante 2014/2015/2016/2017/2018/2019